Un jour comme les autres sur Internet…

2009 décembre 29
mots-clés :
par valunivers

C’est assez incroyable de voir toute cette masse de données échangées quotidiennement.

Le pire, c’est que je ne me souviens même plus comment on faisait avant ;-)

A Day in the Internet
Created by Online Education

Thriller / Polars : Quels sont vos coups de coeur de l’année ?

2009 décembre 28
par valunivers

Amis lecteurs de thriller et Polars, pouvez-vous nous faire part de vos coups de coeur de l’année ?

C’est la question que nous pose Fersenette sur le site des amoureux du polar. Un genre de mini-défi avec une mise en oeuvre des plus simple :
Faites-nous profiter de vos coups de cœur de 2009 (entre 1 à 3 ouvrages). Les participants à ce mini-défi piocheront dans cette liste et donneront leur avis avant début avril 2010.

Un bon moment d’échange en perspective !

Toutes les informations sont sur le site de Fersenette. Rejoignez-nous :-)

Steven Hall : Et dormir dans l’oubli comme un requin dans l’onde

2009 décembre 25

Et dormir dans l’oubli comme un requin dans l’onde
Auteur : Steven Hall
Traduit de l’anglais par Pierre Guglielmina
Éditeur : Robert Laffont
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Merci à Restling pour ce livre voyageur. Lors du déménagement, je l’avais classé dans une mauvaise pile…. Je ne l’ai retrouvé que la semaine dernière. La machine s’est un peu enrayée mais le requin reprendra sa nage vers son nouveau propriétaire dès lundi.
C’est un des livres les plus étranges que j’ai lu cette année. Il va être très difficile d’en parler sans faire du spoiler mais je vais essayer.

Eric Sanderson, se réveille un matin dans une pièce inconnue. Il ne souvient plus de rien, ne sait plus qui il est. Près de lui, un post-it avec un nom et un numéro de téléphone. La directive est simple : Appelle de suite docteur Randle qui t’expliquera tout. Selon le docteur, qui est en fait un psy, Eric est atteint de fugue dissociative.
Il est incapable de se souvenir de son passé et souffre de confusion sur son identité personnelle.

Cette perte de mémoire, causée par le décès de sa fiancée, conduira Eric à entrer dans un monde terrifiant et passionnant pour se reconstruire. Inconsciemment, il cherche à rattraper ces morceaux de vie perdues et cheminer sur le sentier de déculpabilisation, pour guérir.
Comme tout est symbolique dans ce roman, un puissant poisson conceptuel (le requin de la couverture) nage dans les courants de l’âme humaine. C’est un dévoreur de mémoire qui pour survivre, doit se concentrer sur un individu spécifique. Il n’a de cesse de poursuivre sa malheureuse victime jusqu’à aspirer l’essence même de l’être humain : sa capacité à se souvenir.

Comme vous l’aurez remarqué sur la couverture, le requin est dessiné avec des lettres. Ici, la lettre, le mot, la phrase ont une place prépondérante dans ce livre. Il faut sans cesse fuir, se protéger, se cacher de cet avaleur de signes.

Et dormir dans l’oubli comme un requin dans l’onde est un roman intelligent, surréaliste, imaginatif et unique ! Pour un premier roman je suis bluffée et j’en redemande :-)

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Présentation de l’éditeur

Eric Sanderson se réveille un matin dans une maison qu il ne connaît pas, complètement amnésique. Il trouve sur la table une lettre dans laquelle son ancien moi lui demande d entrer au plus vite en contact avec une psychiatre. Celle-ci lui apprend que depuis la mort accidentelle de sa fiancée, Clio Aames, il a sombré dans une profonde dépression, et a connu onze épisodes dissociatifs. Mais bientôt, une série de lettres, d indices et de textes codés qu il s est lui-même envoyés l aide à reconstituer l histoire véritable de son passé. Il découvre qu un requin conceptuel, qui vit dans les eaux troubles de la pensée les flux de lettres, de mots, de communications humaines qui ont acquis une texture vivante , le traque et dévore ses souvenirs. C est en voulant modifier le passé, pour ramener celle qu il a aimée à la vie, qu il a accidentellement libéré ce monstre de pensée, et s est condamné lui-même. Il part alors à la recherche de Trey Fidourous, un docteur du langage, le seul à pouvoir le sauver d un anéantissement progressif. Le monde du langage acquiert ainsi dans le récit une vie propre, et constitue un monde parallèle, puissant et effrayant, au sein duquel le héros va devoir s enfoncer pour recouvrer la vie, et la femme qu il a perdues. Ce roman moderne, poétique, jubilatoire est construit comme un puzzle onirique, au suspense très efficace. C est aussi une subtile réflexion sur les dangereuses propriétés du langage, la fragilité de nos identités et de la mémoire : jeux typographiques, messages mystérieux, fragments d encyclopédie imaginaire y forment un jeu de piste fascinant. Sondant la perte, l’amour et le deuil impossible, Steven Hall reprend magnifiquement le mythe d Orphée et d Eurydice.

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Présentation de l’auteur
Steven Hall est né dans le Derbyshire (Grande-Bretagne) en 1975 et vit à Hull. Il a étudié les Beaux-Arts à l université Sheffield Hallam. Et dormir dans l’oubli comme un requin dans l’onde (titre inspiré d’un poème de Baudelaire) est son premier roman.

Joyeux Noël

2009 décembre 24
par valunivers

Joyeux Noël à vous tous !

big hug :-)

Le premier swap de l’année 2010: Swap Eternal SF

2009 décembre 23
par valunivers

Dès qu’elle a eu vent de l’affaire, Fersenette m’a tout de suite “mailé”. Débordée par les travaux dans mon appartement, j’ai eu peur de ne pouvoir assurer et ai décliné son invitation… Mais comme tout être humain, ou comme toute femme diront certaines mauvaises langues, j’ai changé d’avis ;-)

D’autant plus que le principe est simple, pas prise de tête, tout comme le défi crazy SF auquel je participerai également.

Si vous voulez me suivre, il est encore temps, les inscriptions se font jusqu’au 31/12.
Pour plus d’informations, rendez-vous chez GeishaNellie ou chez Loula.

Alain Mabanckou : African psycho

2009 décembre 22

African psycho
Auteur : Alain Mabanckou
Éditeur : Seuil, Paris
Collection : Points

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Grégory est un enfant “ramassé”, un orphelin. Ce qui pourrait être pour lui une belle histoire d’adoption, tourne au cauchemar le jour où son grand frère décide de le mettre à genoux pour qu’il fasse la femme. Greg, se montre alors habile et pour éviter le pire, se retourne contre son frère  et s’enfuit dans les rues de Celui-qui-boit-de-l’eau-est-un-idiot.

Ne prenez pas en pitié Grégory, parce que c’est aussi un voyou…bon je vous l’accorde, c’est surtout un voyou raté dont les échecs en série nous font sourire.  Greg, mettra tout en oeuvre  pour devenir le plus grand tueur en série de Celui-qui-boit-de-l’eau-est-un-idiot. Plus grand encore que son maître spirituel “Le grand maître Angoualima” à qui il voue un culte sans borne et s’entretient avec son esprit au cimetière-des-morts-qui-n’ont-pas-droit-au-sommeil.
Chaque soir, Greg se recueille donc sur la tombe de son maître tout en mendiant des conseils dans l’espoir de le remplacer voire de devenir meilleur et surtout plus célèbre. Sa future victime, Germaine, est une ancienne prostituée qu’il a sorti de la rue pour en faire sa compagne.
African psycho dure le temps de la réflexion sur la procédure à tenir pour réussir en grande pompe ce meurtre qui rendra fière de lui son maître spirituel….ou pas !

Dans ce roman très bien écrit, on se délecte des “fouarages” de Greg, on rit des situations coquasse dans lesquelles il arrive à se mettre.

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Présentation de l’éditeur

« J’ai décidé de tuer Germaine le 29 décembre. J’y songe depuis des semaines parce que, quoi qu’on dise, tuer une personne nécessite une préparation à la fois psychologique et matérielle. » Grégoire Nakobomayo est un « enfant ramassé », un orphelin. Tout comme son « idole et Grand Maître », le terrible Angoualima, serial killer qui défie le pays et fait la une des journaux. Grégoire cherche à commettre son premier grand crime pour devenir aussi célèbre qu’Angoualima. Mais voilà… n’est pas serial killer qui veut… Un roman très remarqué à sa sortie, par l’auteur de Verre cassé (prix Ouest France Étonnants Voyageurs, prix des Cinq Continents, prix RFO du livre en 2005). D’origine congolaise, Alain Mabanckou est une des nouvelles voix incontournables de la littérature française.

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Présentation de l’auteur

Alain Mabanckou est né en 1966 au Congo-Brazzaville. Professeur de littérature francophone à l’université de Californie-Los Angeles (UCLA), il est notamment l’auteur de Verre cassé et Mémoires de porc-épic (prix Renaudot 2006).

Tag : Le prix de l’amitié

2009 décembre 20
mots-clés :
par valunivers

[_prix-de-l-amiti-_s.jpg]Comme il est tout mignon ce tag ! Merci Chris :-)

Je dois maintenant vous révéler sept choses que j’aime.

Ca va être dur, vu que je n’aime pas grand chose dans la vie. Et puis je sors d’une formation qui m’a complètement liquéfié le cerveau. C’est sûrement pour ça que je n’aime plus grand chose dans la vie en fait ;-)

Bon…Let’s Go !

  • J’aime qu’on m’étonne et qu’on me surprenne (parfois, ça a quand même du bon la routine)
  • J’aime qu’on me trouve intelligente et spirituelle (je rigole ! c’était pour la rime et en plus ça ne rime même pas mais je laisse…j’suis trop flemmarde aujourd’hui)
  • J’aime être débordée par l’émotion en écoutant une musique (en ce moment c’est le Requiem de Berlioz…je vous le conseille)
  • J’aime regarder le lever du soleil (surtout maintenant avec la vue sur les arbres et les champs que j’ai)
  • J’aime aimer encore et toujours mon ronfleur et râleur de mari (ce qui explique la raison de mon lever matinal et de mon admiration sans borne pour les levers de soleil)
  • J’aime lire, lire et encore lire (bon j’arrive à trouver des trucs que j’aime tout compte fait)
  • Et enfin, j’aime rire (avec ça, je suis sûre d’avoir le 1er prix de l’originalité)

Comme dans tout bon tag, je me dois de faire remuer les méninges de quelques blogeurs qui m’auront marqué cette année.

Roulement de tambour !!

Qu’importe si l’on vous l’a déjà décerné, je vous remets aujourd’hui mon prix de l’amitié :

  • Lolottte ma cyber-amie, mon âme soeur ou encore mon deuxième cerveau. Très grande pensée pour toi ma poulette
  • Fersenette qui tient avec une grande énergie le club des fans du polar et du thriller
  • Pierre qui a disparu dans seconde life. Va falloir penser à alerter Jacques Pradel
  • Isil qui tient des chroniques de grande qualité
  • Restling, qui est aujourd’hui sur la route des vacances et qui fera sûrement un billet sur ce tag en juillet prochain ;-)… comme je suis mauvaise langue !
  • Guillaume grand fan de SF et roi du spoiler ;-)

Maxime Chattam : Autre monde Tome 2 Malronce

2009 décembre 14

Autre-Monde – Malronce” par Maxime Chattam (Albin Michel), 408 pages, 20 €

L’année dernière, j’ai été conquise par le premier tome de la nouvelle trilogie de Maxime Chattam : Autre Monde (tome 1 L’alliance des trois).

Pour ceux d’entre vous qui ont déjà eu en main le premier tome, vous remarquerez de petites différences entre les deux couvertures. Doit-on laisser notre imagination voguer et percevoir des indices dans ces infimes modifications ? franchement je n’en sais rien et n’ai pas encore su percer à jour quoique ce soit.
Déjà, la couverture change de couleur. Elle passe du vert (la nature) au rouge (la couleur des méchants en général ou de l’enfer pour les croyants).
Ensuite, le symbole du scarabée n’est plus au centre de la planisphère mais en balancier avec la pomme. Le scarabée est source de lumière et de chaleur…(ici je dirai que la symbolique se situe plus au niveau de la renaissance). Quand à la pomme, et bien je ne vois que la tentation et le paradis perdu. Au fait, point de pomme sur la couverture du premier tome.

Comme vous le voyez, ces deux couvertures me chiffonnent. Il y a peut être quelque chose à explorer…ou pas ;-)

Quoi qu’il en soit, c’est donc avec une certaine excitation que j’ai ouvert ce deuxième tome et retrouvé avec joie mes 3 héros (Matt, Ambre et Tobias) en relative bonne forme.

Les voici maintenant sur la route, à la recherche d’autres Pans. Dans ce nouveau monde franchement hostile aux bipèdes, ils marchent en direction du sud pour trouver des réponses quand aux agissements des Cyniks et voir qui se cache exactement derrière la reine Malronce. C’est marrant ce nom quand même. Composé de mal (mauvais, méchant pas beau) et de ronce (truc qu’on trouve dans la nature, qui griffe en profondeur la peau).

Ce grand voyage va être ponctué par de belles ou surprenantes rencontres avec d’autres Pans. Enfants hier, ils sont devenus matures, ont recrée une société avec ses règles et ses croyances plus ou moins heureuses.

« L’alliance des trois » va également enfin rencontrer le village des cyniks. Il y a des enfants ! mais en sont-ils encore ? ils sont retenus par des chaînes et suivent agars les adultes. Tout libre arbitre a disparu. Un anneau au nombril a réussi à faire d’eux des animaux obéissants, dévoués au service des adultes. Ces derniers d’ailleurs n’attendent qu’une chose : que le monde soit débarrassé de ces Pans, cause de tous leurs maux. Mais que ce passe-t-il exactement au royaume des cynics ? pourquoi ont-ils tous perdus la mémoire de leur vie passée ? pourquoi certains d’entre eux n’ont rien oublié mais font semblant de ne plus se souvenir ?

C’est toujours aussi bien écrit, avec un bon rythme dans le suspense. Comme d’habitude, pas le temps de reprendre notre souffle. Les temps morts sont rare. Ca va plaire à nos ados (s’ils arrivent à mettre de côté les histoires de vampire qui commencent à polluer tout le monde de la littérature)…

Maxime Chattam s’adresse avec cette trilogie à nos adolescents mais ça fonctionne très bien aussi avec les adultes. On sent que l’auteur écrit avec plaisir, replonge dans son âme d’enfant et nous entraine avec lui avec délectation. J’espère qu’un producteur a déjà louché sur cette trilogie et qu’au final en sortira en grand film. Car ces mots là, sont faits pour être mis en images. En tout cas, dans ma tête, ses mots défilent comme au cinéma.

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Présentation de l’éditeur

Imaginez un monde où la nature a repris le pouvoir, où les adultes sont redevenus sauvages et le enfants se sont assemblés en bandes pour survivre, où chaque promenade est une expédition, chaque jour passé, un exploit.
Un monde recouvert par un océan de forêts, peuplé de créatures fabuleuses, traversé de courants étranges, d’énergies nouvelles.
Un monde nouveau où trois adolescents tentent de déjouer les pièges d’une mystérieuse reine, acharnée à leur perte : Malronce.
Oubliez tout ce que vous savez…

Défi littéraire Science-Fiction

2009 décembre 10
par valunivers

Maintenant que je sors la tête de l’eau, je vais pouvoir la replonger dans les livres.
Justement, Lhisbei nous invite à découvrir le défi SF animé par geishanellie.

C’est tout à fait le genre de défi qui va me remettre en selle.

L’objectif est simple : livre en 2010 3 bouquins de Science-fiction.

Si l’on veut pimenter un peu ce défi, on peut faire en sorte que ces 3 livres appartiennent à trois genres différents de la SF (Cyberpunk, Hard SF, Planet Opera, Post-apocalyptique, Space Opera, Steampunk, Uchronie, Voyages imaginaires).
Je vais déjà commencer à regarder ce que j’ai dans ma PAL et voguer ensuite au gré des mes envies durant l’année.

John Marcus : L’Eclat du Diamant

2009 décembre 9

Voici un auteur intelligent qui a su, pour toucher le plus grand nombre, articuler sa réflexion sur notre société de consommation, autour d’un polar rondement bien mené.

Après un tour du monde où les meurtres s’enchaînent avec une inventivité sans égale, le lecteur fait une halte à Paris, au quai 36 plus exactement, pour y faire connaissance du commissaire Delajoie dit “le patron”.

Le suivre dans son enquête est un réel plaisir. C’est un personnage intéressant :

Déjà, il connaît Personnellement Harry Bosh !! ;-)
Ensuite, il a la gentillesse de partager à haute voix ses pensées sur les gens qui gravitent autour de lui. Pour vous situer l’extrait suivant, le commissaire aimerait bien visiter l’appartement du frère d’un homme qui vient d’être assassiné. Ce frère ne donne plus signe de vie depuis plusieurs jours. Sur le palier, les voisins passent la tête et il n’est vraiment pas difficile pour Delajoie d’obtenir leur coopération (p. 39)

Et voilà, pense Delajoie pendant que le vieux disparaissait ainsi  que son épouse. Encore un bon voisin, un bon collaborateur. Ce qui était incroyable, c’est que le vieux, sur présentation d’une simple carte plastifiée, sans chercher plus avant, était prêt à trahir son “bon voisin”, à ouvrir son domicile privé sur simple demande d’un représentant des forces de l’ordre. Et ce faisant, restait intimement convaincu de ne faire que son devoir. Que ledit représentant soit dûment habilité, cela ne le concernait en aucune façon. Il ne voulait pas le savoir, d’ailleurs, cela ne le regardait tout simplement pas.

Ce qui différencie L’Eclat du Diamant, des autres polars, ce sont quelques “pauses” disséminées ça et là qui mènent le lecteur à réfléchir sur ce qui se passe autour de lui. Ce sont en sorte des petites histoires dans l’histoire avec un fil conducteur pour garder un minium de cohérence dans le texte. On y explore le monde du marketing, le monde de la pub, tout ce qui gravite autour de notre vie quotidienne quoi. Tenez par exemple Mme Michu, la fameuse ménagère de moins de 50 ans qui est fière d’aller témoigner devant un parterre d’étudiants en communication. Ces étudiants, ce sont de futurs créateurs  de programmes télévisés. Des programmes pas cher bien sûr mais surtout des programmes qui rendront disponibles nos pauvres cerveaux aptes à absorber de bonnes publicités. Cela ne vous rappelle rien ? en tout cas, cela n’inquiète pas Madame Michu qui, confiante et sereine, n’hésite pas à filer vers sa grande surface favorite pour dénicher ce nouveau produit formidable vu à la télé ce matin même. Cette grande surface d’ailleurs, n’est pas uniquement témoin de clients contents ou mécontents, mais de commerciaux qui viennent négocier des mises en rayon ou pleurer un déréférencement violent de leur produit. C’est ce qui arrive à un bon vieux représentant de commerce qui sillonne les grandes enseignes de la grande distrib et explique au p’tit jeune à côté de lui que maintenant ce sont EUX qui mènent le marché et l’économie.

Il me semble avoir lu, que ces mêmes distributeurs ont vu le jour à la fin de la seconde guerre mondiale. Que leur crédo était de lutter contre l’abus de marge, dû à l’époque, à la multitude de petits intermédiaires qui profitaient du marché noir… ironie de l’histoire.

L’Eclat du diamant est un polar superbement bien ficelé, qui à mon avis, ferait une super bonne série TV dont le format pourrait être coupé par de bonnes pub pour coca cola ! bon sang, qu’est-ce que je raconte là ;-)

Tout nouvelle maison d’édition,  L’Autre éditions publie ici son tout premier roman et met tout en œuvre pour promouvoir son poulain. C’est courageux, je trouve, de lancer une nouvelle maison d’édition par les temps qui courent. Fait nouveau, c’est par la distribution gratuite chez les blogueurs, que L’Autre éditions a lancé son produit. Comptant sur l’effet bouche à oreille, ils ont même lors de la fête de l’huma, mis à disposition des passants des exemplaires du livre.

Je salue la démarche courageuse qui mise sur l’être humain et non les grands réseaux publicitaires pour faire parler d’eux.

Fait marquant et relativement nouveau pour moi : c’est la naissance du « livre /support pub » qui devient un objet purement marketing.

Pour certainement conserver un prix relativement bas, L’Autre éditions a introduit deux publicités en début et fin de roman. L’une pour une ONG (Une vie pour demain), l’autre pour un coffret pour les futurs bacheliers.

J’ai toujours peur des dérives et là, je n’ose imaginer ce qui peut se passer dans l’esprit de ces éditeurs qui pourraient nous coller entre chaque chapitres, une belle coupure de publicité…Qu’est-ce qui les en empêcheraient ?

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Présentation de l’éditeur

« Comment expliquer cette succession étrange de meurtres, un jour ordinaire de 2007 ? Qu’est-ce qui peut bien relier entre eux un couple d’amoureux en week-end dans le Sud de la France, un industriel de la pêche naviguant dans les eaux troubles de Guinée et un passionné parisien de reptiles, araignées et autres créatures vénéneuses ? Et surtout, pourquoi Frédéric Carloni, grand reporter au Matin de France a-t-il été abattu place Pigalle alors qu’il rentrait tranquillement chez lui en moto ? » C’est sur ces questions que s’ouvre la singulière enquête de ce polar à l’écriture cinématographique. Véritablement immergé au cœur du célèbre « 36, quai des Orfèvres », au sein de l’équipe du commissaire Delajoie, vous serez entraîné, meurtre après meurtre, dans une marche trépidante à travers les hauts plateaux de la publicité, de l’image et de la grande distribution. Une quête de vérité, semée de morts et de fantômes, où la violence des crimes se heurtera à la brutalité ordinaire du quotidien, où les évidences se transformeront rapidement en leurres. Vous voilà donc prévenu : on ne pénètre pas impunément dans la Maison de la mort.

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Présentation de l’auteur

C’est le 1er livre de John Marcus (ça sent le pseudo). Incognito  cet auteur est et restera (enfin sauf si je mets Voici, Closer and c° sur ses traces ! Moi j’aime voir à qui j’ai affaire… John Marcus, c’est peut-être mon voisin de palier…ou encore mon patron..qui sait ;-)