La tête dans les cartons

2009 octobre 20
par valunivers

la tete dans les cartonsMe revoilà après quelques semaines silencieuses. J’ai du mal et j’aurai de plus en plus de mal à tenir ce blog à jour durant quelques temps ! Mais c’est pour la bonne cause… Je déménage !!! (c’est noté combien sur l’échelle du stress un déménagement déjà ?)

Un appart à vider, un autre à refaire à neuf dans un temps très très court. Tout se bouscule en ce moment avec en prime un surcroit de travail et un quotidien chamboulé à assurer.

Bref, une fois installée, Internet rebranché je reprendrai le fil des chroniques et m’empresserait de regarder tranquillement vos nouveaux articles :-)

Bonnes lectures et à très bientôt !

Prix des lecteurs du livre de poche 2009

2009 septembre 24

Le Prix des lecteurs - Livre de PocheLe prix des lecteurs de livre de Poche a été remis lundi par Christophe ONO-DIT-BIOT (écrivain, journaliste et chroniqueur à Canal depuis la rentrée).

Nous avons été pour les deux catégories, plus de 300 jurés à voter. Les gagnants cette année sont :

Dans la catégorie Littérature : Le Rapport de Brodeck, de Philippe Claudel

Dans la catégorie Polar Porteur d’âmes, de Pierre Bordage.

Le Rapport de Brodeck avait déjà reçu le Prix Goncourt des lycéens 2007. Le voilà à nouveau couronné par les lecteurs. Je l’ai vu cet été chez ma mère. Il faut que je la presse de le lire pour espérer le commencer avant la fin de l’année ;-)

Porteur d’âmes était mon favori. Je suis vraiment étonnée qu’il ait gagné. Sur le forum polar, très peu de participants l’ont soutenu…je suis ravie que les lecteurs découvrent cet auteur.


Shalom Auslander : Attention Dieu méchant

2009 septembre 23

Attention Dieu méchant Shalom Auslander

Rentrée Littéraire 2009

J’ai accepté de m’associer à un projet ambitieux : chroniquer l’ensemble des titres de la rentrée littéraire ! Vous retrouverez donc aussi cette chronique sur le site Chroniques de la rentrée littéraire qui regroupe l’ensemble des chroniques réalisées dans le cadre de l’opération. Pour en savoir plus c’est ici.

Attention Dieu méchant de Shalom Auslander
Editeur : Belfond (17 septembre 2009)
Traduit de l’américain par Bernard Cohen

Attention Dieu méchant est un recueil d’histoires très courtes qui traitent des affaires de Dieu, du judaïsme et de l’attachement, parfois loufoque, de l’homme à la religion.

Tout au long de ces 14 nouvelles, Dieu prend tour à tour les traits d’un homme d’affaires égoïste et froid ou encore d’un être las des humains, fatigué de faire tourner le monde. Il fait même une apparition comme poulet, ne se souciant que de sa litière et ses graines. Dans la catégorie animaux, je vous invite à lire En attendant Joe, (ma préférée), où l’on fait la connaissance de deux hamsters pour qui le monde se limite aux barreaux de leur cage et à la main qui les nourrit. Un oubli de la part de leur maître entraîne le doute pour l’un et conforte l’autre dans sa foi sans borne. Très bons dialogues de la part de ces deux rongeurs assorti d’une excellente chute.

L’homme n’est pas en reste. Souvent dépeint comme intégriste dans sa foi, il cherche à devenir le juif parfait. Nous en aurons la démonstration dans La guerre des Bernstein où Mr Bernstein, se défait de tout ce qui peut le détourner du paradis. Plan savamment et patiemment saboté par une épouse rebelle.

Vous l’aurez compris Attention Dieu méchant c’est un mélange curieux d’humour caustique, parfois irrévérencieux, probablement scandaleux sans jamais faire dans le trash ni le vulgaire.

Par contre, 155 pages pour 14 nouvelles, pas besoin de faire de calculs, c’est un peu court pour développer l’absurdité des situations et amener le lecteur à pousser sa réflexion plus loin.

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Présentation de l’éditeur

Jubilatoires, iconoclastes et hilarantes, des histoires délicieusement blasphématoires, par l’auteur de La Lamentation du prépuce. Entre Kafka, Beckett et Philip Roth, un régal de drôlerie, d’une liberté de ton aussi profonde que rafraîchissante. Y a-t-il là-haut quelqu’un qui m’aime ? Cette question hante Bloom depuis qu’il a failli mourir. Mais, face à l’inefficacité de Lucifer et de la Mort, en grand débat sur les méfaits des défibrillateurs, Dieu descend sur terre finir le travail lui-même. Deux hamsters, Donut et Beignet, attendent Joe, leur maître. Confiant dans la bonté de son dieu nourricier, Donut se met à prier. Affamé, Beignet commence à douter. Après une nuit de rêves impurs, Motty, élève d’une yéchiva loubavitch de dix-huit ans, se réveille avec une poitrine velue, un débardeur Budweiser et une furieuse envie de bricoler. Que vont penser les siens de son nouveau corps de chef de chantier goy ? Rabbins violents, épouses perverses, chiens culpabilisateurs et chimpanzés suicidaires peuplent ce recueil complètement original, qui, derrière un humour dévastateur, soulève des questions fondamentales sur la condition humaine et son besoin d’interdits.

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Présentation de l’auteur

Shalom Auslander est né à Monsey, Etat de New York, dans une famille juive orthodoxe. Nominé pour le prix Koret, il a publié des articles dans Esquire et The New Yorker. Après La Lamentation du prépuce (Belfond, 2008, 10/18 , 2009), un des meilleurs livres de 2008 sélectionnés par Le Point, Attention Dieu méchant est son deuxième ouvrage à paraître en français. Shalom Auslander vit à New York avec son épouse, Orli et son fils, Paix.

Jennifer Weiner : La fille de sa mère

2009 septembre 19

la fille de sa mère jennifer weinerRentrée Littéraire 2009

J’ai accepté de m’associer à un projet ambitieux : chroniquer l’ensemble des titres de la rentrée littéraire ! Vous retrouverez donc aussi cette chronique sur le site Chroniques de la rentrée littéraire qui regroupe l’ensemble des chroniques réalisées dans le cadre de l’opération. Pour en savoir plus c’est ici.

La fille de sa mère de Jennifer Weiner
Traduit de l’américain par Hélène Colombeau
Broché: 429 pages
Editeur : Belfond (17 septembre 2009)

Plus de dix années se sont écoulées depuis que Cannie Shapiro a écrit un best seller, sorte de « livre vengeance » sur son ancien amant qui raconte la vie d’une jeune femme très très libérée au discours parfois très cru.

Aujourd’hui, Cannie est une femme mariée, heureuse en ménage et maman de Joy, une jeune ado de 13 ans.

Mère au foyer, elle occupe ses journées à écrire sous un pseudo des romans de science-fiction, tout en surprotégeant sa fille et en mangeant du chocolat. Et oui ! Cannie est forte, très forte même avec une poitrine sur-dimensionnée, ce qui écœure au plus haut point Joy qui ne trouve d’ailleurs, chez sa mère, que des points négatifs. De toute façon, Joy a d’autres chats à fouetter. A 13 ans, elle ne pense qu’à sa côte de popularité et doit donc faire amie amie avec la fille la plus en vue de l’école. Elle doit mettre en place des stratagèmes pour cacher ses embarrassantes prothèses auditives et préparer sa bat-mitsvah. Bref, cette ado est bien occupée à ses problèmes d’adolescente, jusqu’au jour où elle décide de lire en cachette, le livre de sa mère…

Bon il n’y a pas à tergiverser, La fille de sa mère ne casse pas 3 pattes à un canard. C’est long et répétitif. Quelques sursauts parfois dans l’histoire laissent présager d’une nouvelle orientation mais, tout comme les soufflés que je n’arrive jamais à faire, ça retombe très vite. Certains passages sont mêmes incohérents, écrit à la va-vite dirait-on.

Autre défaut d’importance : ce roman est une lecture à deux voix (celle de la mère et celle de la fille). Le problème, c’est que Jennifer Weiner ne s’est pas souciée de donner à chacune des protagonistes un style bien particulier de façon à ce que le lecteur comprenne de suite le changement de narrateur. Du coup, on s’emmêle les pinceaux et la lecture n’est pas des plus fluides. Dommage parce qu’il y avait vraiment matière à les distinguer : Cannie a le sens de la répartie et de l’humour à revendre, alors que Joy est en pleine recherche d’identité, remplie de doutes et de sentiments contradictoires.

A noter quand même un joli passage. Malgré tout ce que j’ai dis, s’il y en a parmi vous qui ont encore envie de lire La fille de sa mère, arrêtez-vous lire ici siouplait :-) mini spoiler en vue !!

Vers la fin du roman, Cannie perd l’homme de sa vie, son binôme. j’ai eu beaucoup d’émotion à la lecture de cette phrase de l’héroïne :

A mesure que s’écoulaient les jours, les semaines et les mois, et que l’automne s’effaçait devant l’hiver, j’ai pris conscience d’une grande vérité à propos du malheur. On peut rêver de disparaître ; on peut désirer le néant, le sommeil éternel ou le refuge de la fiction, on peut vouloir s’enfoncer dans une rivière avec les poches remplies de pierres. Mais quand on a des enfants, le monde nous retient dans sa toile et nous empêche de tomber, quand bien même on en aurait l’envie.”

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Présentation de l’éditeur
Les relations mères-filles sont rarement de longs fleuves tranquilles. Mais pour certaines c’est encore pire. Prenez Cannie Shapiro : si on lui avait dit il y a treize ans que sa ravissante petite Joy, ce magnifique bébé qu’elle a eu toute seule et qui a fait sa fierté, deviendrait un jour une ado aussi exécrable, elle y aurait réfléchi à deux fois. La crise atteint son paroxysme lors du choix crucial de la robe de bat-mitsvah de Joy. Entre la fille qui veut à tout prix le modèle vamp à petites bretelles et la mère qui préférerait l’option gentille robe à smocks, toute communication semble rompue. C’est alors que Peter, le mari de Cannie et beau-père de Joy, fait une déclaration fracassante : il veut un autre enfant. Si Cannie est stupéfaite, pour Joy, c’est une trahison qu’elle compte bien faire payer très cher…

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Présentation de l’auteurjennifer weiner
Jennifer Weiner est née en 1970 en Louisiane. Diplômée de l’université de Princeton, elle est éditorialiste au Philadelphia Inquirer. Elle est l’auteur de Alors, heureuse ? (Belfond, 2002). Chaussure à son pied (2004) a été adapté au cinéma avec Cameron Diaz sous son titre original, ln her shoes, par Curtis Hanson. Crime et couches-culottes est paru en 2006 aux éditions Belfond.

Pierre Bordage : Porteurs d’âmes

2009 septembre 17

pierre bordage Porteurs d'amesSélection du Prix des lecteurs du Livre de Poche 2009 : juillet

Porteurs d’âmes est un livre où cohabitent deux mondes distincts de la littérature qui ne se croisent que  trop rarement. Mais, l’intrusion de la SF dans le monde du polar n’est pas trop envahissante (je dis cela pour les réfractaires du genre). J’aurai pour ma part aimé que Pierre Bordage développa encore plus  la part SF de son bouquin et entre autre, le voyage qu’entreprend le client dans le corps d’un inconnu…Au final, je pense même qu’il est meilleur dans ce style.

Nous suivons le destin croisé de trois personnages :
Cyrian, étudiant d’une vingtaine d’années,  souhaite intégrer La Confrérie de son école (le cercle des Titans). Son parrain, Johannes, être répugnant au possible, lui impose des épreuves de plus en plus humiliantes mais lui fit également miroiter les merveilles qu’il va pouvoir découvrir/obtenir une fois admis dans la confrérie. Dès le soir de son intronisation, Johannes propose à Cyrian de partir à la recherche de nouvelles sensations et contre de l’argent, lui propose d’occuper le corps d’un autre pendant plusieurs jours sans que ce dernier ne s’en rende compte.

C’est d’ailleurs à cette occasion qu’il va vivre dans la tête et donc faire connaissance de Léonie, jeune clandestine, qui pour obtenir de faux papiers, pense tester pour un laboratoire clandestin, un nouveau médicament. Médicament qui a tendance à développer chez elle une tendance à la schizophrénie, pense-t-elle.

Parallèlement, le lecteur fait la connaissance d’Edmé, Flic à la Criminelle. Edmé est un survivant, un peu sur la touche au boulot. Sa nouvelle coéquipière est censée le surveiller et faire un rapport sur lui au moindre écart. Mais Edmé a du flair et de la pugnacité à revendre. Son intuition va le mener à découvrir un charnier au fond de la seine.

Bien évidemment, ces trois personnages vont se télescoper.

La lecture est fluide, compréhensive et agréable. Mais je me demande si à force de vouloir se rendre lisible par tous les passionnés de polar, Pierre Bordage n’a pas écrit ici un livre aseptisé pour qu’il soit compréhensible et accessible à tous.

Ce qu’il me reste aussi deux mois après la lecture, c’est la toile de fond du roman qui fait ressortir la vie au quotidien des sans-papiers, des sans-abris, bref , de tout ce monde invisible qui nous entoure. Porteurs d’âmes s’est peut-être voulu le plaidoyer d’un monde plus emprunt de tolérance et d’ouverture d’esprit.

C’est parce que j’avais envie de faire découvrir cet auteur aux amateurs de polars que j’ai choisi Bordage pour mon vote final. C’est un peu un vote détourné mais je n’ai eu aucun vrai et grand coup de coeur…j’attendais peut être trop de  ce prix et surtout plus de nouveautés.

Ceci dit, le côté super positif, ce sont les rencontres virtuelles entre blogueurs !

Pour suivre… l’avis de Sentinelle

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Présentation de l’éditeur
Léonie, achetée enfant au Liberia, séquestrée, prostituée, s’enfuit à vingt ans de son enfer pour se retrouver clandestine et sans papiers dans les rues de Paris. Edmé, inspecteur désenchanté à la Crim’, déprimé par tes violences, la misère et le cynisme qu’il côtoie chaque jour, découvre un étrange charnier dans la Marne. Cyrian, fils de famille en mal de raisons de vivre, se prête à un voyage expérimental d’un genre nouveau, pour trouver le frisson de l’extrême : le transfert de l’âme dans un corps d’emprunt. Leur point commun ? Tous trois sont porteurs d’âmes, comme tous les êtres humains. Mais parfois les âmes ne sont pas où elles devraient être… Polar, roman d’amour et anticipation… Pierre Bordage joue ici de tous les genres pour mieux évoquer la rencontre des âmes.

Muse : Ecoute en avant-première du nouvel album

2009 septembre 10
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par valunivers

Ecoute en avant-première du nouvel album de MuseAujourd’hui seulement ? je ne sais pas…en tout cas, précipitez vous sur deezer, vous pourrez écouter et apprécier The Resistance !

Cet album est très mélodieux et poétique. Pour moi qui vient du monde du classique, cela me convient parfaitement.
Par contre, j’ai trouvé vraiment bizarre le 4ème morceau avec cet hommage rendu à  Freddy Mercury. Ca tombe un peu comme un cheveu sur la soupe.  J’aime quand Muse fait du Muse ou…du Chopin :-)

Belle surprise aussi l’adaptation de Saint-Saëns (mon coeur s’ouvre à ta voix)…magnifique

Quoiqu’il en soit, c’est un bon album, un bon son rock…un régal vivement le 14 septembre pour la sortie de l’album !

Lectures de vacances

2009 septembre 3

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Je m’y attendais, le temps passe trop vite …Avec le temps qu’il a fait aujourd’hui, je sens dans mes vieux os, que l’on se rapproche de l’automne …Alors pour ne pas oublier les quelques livres qui ont retenu mon attention cet été, voici quelques mots à leur propos :

J’ai dévoré L’élégance du hérisson de Muriel Barbery. Même si la fin est prévisible dès les premières pages, cette lecture fut un plaisir et un régal pour les yeux. Tout emprunt de poésie, ce roman faire ressortir la difficulté des relations entre êtres humains. A lire, si ce n’est encore fait tant pour le plaisir des mots que pour le déroulement de l’histoire.

Allumer le chat de Barbara Constantine est Le livre qu’il faut pour se détendre après une saison de lecture de polar et thriller. Il est mignon tout plein ce chat narrateur. Seuls les humains qu’il croise sont tous un peu “barrés”. Il y a même son maître, Raymond, qui à chaque contrariété, sort son fusil et rêve de faire un carton avec lui. Heureusement, Raymond vise très mal et le loupe à chaque fois.
Les chapitres sont très courts et les personnages dont les destins se croisent sont comme des fils dont il faut démêler l’histoire pour qu’au final, chaque élément ait retrouvé sa place et qu’enfin, on laisse ce chat tranquille.

Les tribulations d’une caissière d’Anna Sam est un livre que m’a mère a acheté suite au buz qu’il y a eu sur Internet et sur toutes les bonnes chaînes de tv cette année. Ce livre est en fait un drôle de témoignage, un autre regard sur ces hommes et ces femmes que l’on croise si souvent sans jamais les regarder. Le portraits de clients sont passés au vitriol. On assiste à des scènes hilarantes, émouvantes ou bien révoltantes. Point négatif, la baisse de régime en deuxième partie du livre. Je pense que Les tribulations d’une caissière aurait gagné en puissance si l’auteur s’était limité à un pamphlet : un texte court, percutant, tranchant et hilarant.

Sans foi ni loi de Karin Slaughter le thriller de la sélection du mois d’août pour le prix des lecteurs du Livre de Poche 2009. Un bon petit polar sans grande prétention. Les ficelles sont trop nombreuses à mon goût, un peu trop long et soporifique par moment. Je n’aime pas quand l’intrigue est délayée dans des chapitres qui n’apportent rien à l’intrigue ou aux personnages principaux. Il y a quand même de l’originalité dans le scénario et je suis persuadée que Karin Slaughter a son public qui eux, ont su apprécier son récit.

l’Autre Éditions : Opération passeurs de livre

2009 août 28

Operation Passeurs de livre !

Je viens de recevoir cette affiche par mail. L’initiative est originale et mérite qu’on s’y attarde.

Les 11, 12 13 septembre prochain, sur un stand de la fête de l’huma, L’Autre Editions va prêter L’éclat du diamant de John Marcus à ceux qui auront envie de découvrir ce nouveau thriller. “Le prêt” se fera sans caution, sans durée et sans condition. Après l’avoir lu, le lecteur pourra soit s’acquitter du prix du livre, soit le transmettre à un autre lecteur…ou, ce serait bien dommage, ne rien faire.

Je ne vais pas recopier tout le texte mais le but de L’Autre Editions est de faire du buzz (de se faire remarquer) pour attirer notre attention sur les grandes difficultés que rencontre le monde de l’édition actuellement. Dommage que je ne sois pas là, j’aurais vraiment aimé en discuter avec eux.

Operation Passeurs de livre  2

- Pourquoi avoir lancé une nouvelle maison d’édition alors que cet univers est en pleine crise ? Plusieurs maisons ont déjà fermé leur porte ou réduit considérablement leurs effectifs.
- Comment une petite structure peut-elle résister ?
- Quelle est son modèle économique ?
- Le livre étant considéré comme du loisir, comment survit-on à l’effet crise ?
- Que pense-t-elle du numérique … opportunité ou marché immature ?

Fait amusant s’il en est, j’ai commencé ce matin l’éclat du diamant. Je peux d’ores et déjà vous dire que je suis plus qu’emballée…pas loin de crier au génie. Les premiers chapitres augurent un excellent thriller écrit dans un excellent français . Le rythme est à couper le souffle…j’ai retenu le mien dès la deuxième page !

Carl Aderhold : Mort aux cons

2009 août 27

Carl Aderhold Mort aux consmerci Fersenette pour ce livre voyageur !

Carl Aderhold a du en rencontrer des cons pour leur dédier un livre ! Quelle vaste entreprise que celle de vouloir débarrasser l’humanité de tout ces enquiquineurs !! C’est le chemin que prend petit à petit le narrateur que nous nous attachons à suivre de la genèse de son raisonnement à l’apogée de son œuvre.
Tout commence par une soirée entre amis durant laquelle lui prend l’envie irrésistible  de balancer par la fenêtre le chat de la voisine. De cet acte barbare (bon quand même ce chat n’arrêtait pas de le griffer), le narrateur s’apercevra très vite que les habitants de l’immeuble se rassemblent autour de la maîtresse du chat disparu.
Petit à petit, le héros se dit que faire disparaître tous les animaux du coin, est un acte de socialisation qui va permettre aux gens du quartier  de se retrouver et surtout de se (re)parler. Mais cela devient vite bien frustrant et dangereux quand on s’attaque à un chien un peu trop hargneux. Le palier suivant est vite atteint quand le narrateur s’occupe des maîtres de ces animaux si mal éduqués. Et petit à petit, la théorie du con voit le jour. Il faut éliminer ces nuisibles pour ramener la paix sur terre.
Et c’est ainsi que le narrateur se glisse petit à petit dans la peau d’un tueur en série. 140 meurtres à son actif. 140 cons de moins sur terre devrais-je dire.

Il y a des moments excellents dans ce livre. La facilité et l’inventivité du narrateur pour se débarrasser du con est irrésistible.

Par contre, on s’essouffle un peu. Mort aux cons devient vite une galerie de portraits de cons à éliminer. C’est donc poussif, parce que répétitif.
J’ai largement préféré la partie théorisation du con. Pour ne pas se tromper et tuer un “innocent” il faut établir, définir, conceptualiser et tirer des lois sur ce qu’est un con. Pour aider à y voir clair, rien de tel qu’un psy à qui on racontera avec moult détails ses crimes et théories et un meilleur ami, qui n’est autre que commissaire de police dans la vie et qui va l’aider à dresser le portrait du “con-type”.

Pour suivre, les avis de Fersenette, la Bouquineuse

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Présentation de l’éditeur

Contrairement à l’idée répandue, les cons ne sont pas réformables ; les campagnes de prévention ou les actions pédagogiques n’ont pas de prise sur eux. Une seule chose peut les amener non pas à changer, mais du moins à se tenir tranquille : la peur. Je veux qu’ils sachent que je les surveille et que le temps de l’impunité est révolu. Je compte à mon actif cent quarante meurtres de cons. Afin qu’ils ne soient pas morts pour rien, je vous enjoins de lire ce manifeste. Il explique le sens véritable de mon combat. » Qui n’a jamais rêvé de tuer son voisin le dimanche matin quand il vous réveille à coups de perceuse? Ou d’envoyer dans le décor l’automobiliste qui vous serre de trop près? Le héros de cette histoire, lui, a décidé un jour de passer à l’action.

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Présentation de l’auteurCarl Aderhold
Carl Aderhold est né à Decazeville, dans l’Aveyron, en 1963. Il vit aujourd’hui à Paris. Mort aux cons est son premier roman.

Robert Goolrick : Une femme simple et honnête

2009 août 26

Robert Goolrick Une femme simple et honnêteRentrée Littéraire 2009

J’ai accepté de m’associer à un projet ambitieux : chroniquer l’ensemble des titres de la rentrée littéraire ! Vous retrouverez donc aussi la chronique d’Une femme simple et honnête de Robert Goolrick sur le site Chroniques de la rentrée littéraire qui regroupe l’ensemble des chroniques réalisées dans le cadre de l’opération. Pour en savoir plus c’est ici.

1907, Wisconsin.
Ralph Truitt vit isolé dans son monde, tiraillé par ses pulsions sexuelles et la répulsion que ces dernières lui inspirent. Veuf depuis de nombreuses années, il décide de se trouver une femme qui saura l’écouter, le comprendre et l’aimer : Une femme simple et honnête.

Il est 16H. Nous sommes en plein hiver et il fait déjà sombre. C’est dans ce froid intense que Ralph Truitt scrute l’horizon à la recherche d’un train. Les mains croisées dans le dos, les jambes bien ancrées dans le sol, le regard droit. Il guette ce train qui a l’outrecuidance d’arriver en retard.

Dans ce train, Ralph attend une femme dont la photo est à l’abri dans sa poche. Cette femme, il ne la connaît pas. Elle a répondu à son annonce et a accepté de venir le rencontrer.

Elle s’appelle Catherine Land.

Catherine, élevée et malmenée par un père alcoolique, trouve refuge dans les bibliothèques. Boulimique, elle s’y nourrit de récits d’aventures et ne cesse de voyager aux quatre coins du monde à la rencontre d’autres civilisations.

Épouser Ralph Truitt n’est dans son esprit qu’un tremplin vers un nouveau rêve : celui d’une femme libre, amoureuse et riche.
Libre et veuve surtout. Car elle a décidé d’utiliser quelques petites gouttes d’arsenic pour se séparer rapidement et sans douleur de ce futur mari encombrant.

Mais c’est sans compter sur Ralph Truitt, qui lui aussi, a ses propres plans sur ce mariage. Chacun possédé par ses propres démons, va aller à la rencontre de l’autre.

Avec des mots justes et puissants, Robert Goolrick sait raconter l’amour, le chagrin, les trahisons et désillusions.

Dès les premières pages, j’ai cru lire du Henry James. Goolrick a le même talent de pouvoir décrire avec finesse et justesse les paysages froids de la campagne du Wisconsin et les âmes torturées qui y résident.

Ce roman sombre, sensuel est une sublime ballade meurtrière. A ne surtout pas manquer en ce mois de rentrée littéraire où il va pleuvoir des romans à chaque coins de rue.

Traduction de l’excellente Marie de Prémonville
Editeur : Editions Anne Carrière (19 août 2009)

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Présentation de l’éditeur

Wisconsin, automne 1907. Sur un quai de gare, Ralph Truitt, magnat local craint et respecté, attend un train en retard alors que se lève le blizzard. Ce train renferme son dernier espoir, une promesse de bonheur et d’harmonie retrouvée. Truitt a fait passer plusieurs mois auparavant une annonce dans un journal de Chicago, disant qu’il était à la recherche d’une femme fiable, ayant renoncé aux illusions romantiques, mais sachant apprécier le confort d’un foyer. Dans le train, Catherine Land s’apprête à le rencontrer. Elle lui a répondu qu’elle était cette femme simple et honnête qu’il appelait de ses voeux. Pour mieux l’en convaincre, elle se débarrasse de ses derniers atours de courtisane et se déguise en cette épouse modèle qu’elle compte bien incarner à la perfection, le temps de parvenir à ses fins.

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Présentation de l’auteurRobert Goolrick
Robert Goolrick vit à New York. Il est l’auteur de The End of the World as We Know It, un récit acclamé par la critique américaine. Une femme simple et honnête est son premier roman.